Publié dans Société

Insertion professionnelle des jeunes - Les entreprises galèrent à recruter !

Publié le dimanche, 11 mai 2025

Débutants acceptés si... Cette précision se répète souvent dans les avis de recrutement émis par les entreprises, ces derniers temps. « Le fait de dire que les entreprises ne considèrent que les jeunes expérimentés n’est plus d’actualité. Beaucoup acceptent les débutants avec certaines conditions », confirme Noro Rajaonera, présidente de l’association malgache des DRH d’entreprises (amDRHe). Effectivement, des conditions « sine qua non » s’imposent, notamment pour les jeunes diplômés et sans expérience, désirant postuler pour les postes proposés. Parmi ces conditions figurent la « forte motivation », le dynamisme, l’aisance relationnelle ou encore la maîtrise de l’anglais et de certains logiciels. Malgré cela, les entreprises galèrent à recruter des jeunes, à en croire les responsables. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que les jeunes postulants manquent de « sérieux ». 

 

« Outre le CV et une lettre de motivation bien élaborés, les jeunes postulants devraient avoir un minimum d’employabilité et de parcours ou découverte d’entreprise. Se renseigner au préalable sur les entreprises, entre autres les postes, les missions et les valeurs, s’avère indispensable », informe Emmanuel Cotsoyannis, responsable au sein de la société Miarakap. Il faudrait également que les jeunes travaillent sur leurs passions et leur employabilité. Ce parcours ne s’arrête jamais, depuis les études jusqu’en milieu professionnel. Se mettre à jour sur des formations, assister à des conférences, développer les compétences linguistiques et techniques, etc., sont essentiels pour ce faire, selon les conseils de la spécialiste. 

Les « petits boulots » comptent

« Expérience ne veut pas dire occuper un poste pendant des années. Cela peut être les stages et les petits boulots effectués », précise la Présidente de l’amDRHe. Le fait d’être président d’une association à l’université, un membre de bureau ou un trésorier d’un groupement à l’église peuvent être considérés comme des expériences, à mettre en avant. Quant aux stages, il faudrait les faire dès les lycées, si les établissements le permettent. Sinon, un minimum de curiosité professionnelle auprès des entreprises où travaillent les parents, les familles et proches peut aider. Dans la plupart des cas, seules les grandes entreprises proposent des stages rémunérés, et ce, pour les étudiants répondant aux critères et pré-requis.  

Face aux nombreux défis de l’insertion professionnelle des jeunes de nos jours, ils devraient tenir en compte les critères des entreprises, entre autres l’intelligence, l’intégrité et l’ambition. Les jeunes devraient savoir se vendre, c’est-à-dire mettre en exergue leurs valeurs et leurs atouts. Savoir s’adapter est aussi primordial, notamment face au développement constant des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle, d’après Patrick Ramiandrisoa, ingénieur en informatique. Dans tous les cas, les jeunes devront se former et s’informer puisque dans certains cas, les acquis à l’université ne sont pas forcément indispensables dans le monde professionnel...

 

Recueillis par Patricia R.

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff